• Tous les articles
  • Avocats d’affaires 3.0
  • Creating Value
  • Immobilier
  • L'acquisition
  • L'économie numérique
  • Le nouveau CSA
Immobilier

Structuration de projets immobiliers complexes

lire plus
Immobilier

Les pouvoirs publics, partenaires indispensables des projets immobiliers

lire plus
Immobilier

Les joint-ventures pour des projets immobiliers exigent une préparation stratégique

lire plus
L'acquisition

Tout ne commence vraiment qu’après la fusion ou l’acquisition

lire plus
L'acquisition

En matière d’acquisition, une bonne transaction est toujours un exercice d’équilibriste

lire plus
L'acquisition

Une fusion ou acquisition réussie commence par une bonne préparation

lire plus
L'économie numérique

La digitalisation exige des avocats 3.0

lire plus
L'économie numérique

Harmoniser la fiscalité au niveau international exige de porter un regard neuf sur les impôts

lire plus
L'économie numérique

Vers un statut de collaborateur sur mesure?

lire plus
Le nouveau CSA

Le nouveau CSA : le législateur aurait pu aller plus loin…

lire plus
Le nouveau CSA

Le nouveau CSA : quel impact pour votre entreprise familiale ?

lire plus
Le nouveau CSA

Le nouveau CSA : ou la révolution du principe de responsabilité des dirigeants

lire plus
Creating Value

Le plan cafétéria 2.0 une innovation BNP Paribas Fortis

lire plus
Avocats d’affaires 3.0

Nouveaux défis et nouvelles opportunités pour les avocats d’affaires

lire plus
Creating Value

Créer de la valeur avec
les « data » ?

lire plus
Creating Value

La blockchain et l’IA devraient avoir un impact positif sur les investissements immobiliers

lire plus
Avocats d’affaires 3.0

M&A: l’instabilité comme terreau fertile

lire plus
Avocats d’affaires 3.0

Le marché immobilier bruxellois a beaucoup à offrir aux investisseurs

lire plus
Avocats d’affaires 3.0

L’éo­lien off­shore: une réus­site qui ne doit rien au ha­sard

lire plus
Avocats d’affaires 3.0

Contribuables, attention: respecter la loi fiscale à la lettre ne suffit plus

lire plus
Nouveaux défis et nouvelles opportunités pour les avocats d’affaires

Nouveaux défis et nouvelles opportunités pour les avocats d’affaires

“À nos yeux, la disruption est une chance”, annonce Marc Vermylen, managing partner chez Loyens & Loeff Belgique. “Elle nous maintient en alerte et nous a appris à nous impliquer davantage dans la recherche de solutions avec nos clients.”

“L’époque où l’on consultait un avocat quand les choses tournaient mal est définitivement révolue.” Marc Vermylen, managing partner chez Loyens & Loeff Belgique © Studio Dann

Pendant des décennies, le métier d’avocat d’affaires a été synonyme de “force tranquille”, avec un modèle opérationnel particulièrement stable. “En 2017, il ne faut plus y songer”, prévient Marc Vermylen. Car le métier d’avocat d’affaires n’est plus un long fleuve tranquille. “Une seule certitude: le métier a l’obligation d’évoluer avec la société. Les avocats d’affaires doivent affronter les changements constants du cadre législatif et réglementaire, le développement rapide de l’intelligence artificielle et l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, là où nous disposions traditionnellement d’un quasi-monopole. Désormais, non seulement toutes les informations sont disponibles en ligne, mais d’autres sociétés de services juridiques sont en train de grignoter une part du marché. La simple vente d’informations et la rédaction de contrats standard – qui furent longtemps notre cœur de métier – ne suffisent plus: les données juridiques et la documentation de base sont disponibles pratiquement partout.”

Le domaine de l’énergie est sans aucun doute l’un de nos points forts. Ceci dit, l’immobilier, le secteur alimentaire et le transfer pricing font aujourd’hui partie de nos domaines d’expertise prioritaires.

Marc Vermylen
Managing partner chez Loyens & Loeff Belgique

Face à ce phénomène de disruption, quelques Cassandre annoncent la fin du métier d’avocat d’affaires. Marc Vermylen relativise. “On parle partout de disruption mais, en tant qu’avocats d’affaires, cela fait des années que nous sommes confrontés à ce phénomène! Plus encore, la disruption fait partie de notre domaine d’expertise, car une de nos principales missions en tant qu’avocats est de veiller à maintenir un level playing field entre les acteurs économiques, en particulier durant les périodes de changement. Notre plus-value consiste à identifier et à gérer les risques, à garantir la légalité des transactions et l’accès à des territoires encore inexplorés. C’est ce que recherchent nos clients et nous y sommes préparés.”

La disruption est par définition notre domaine d’expertise. Notre plus-value se situe dans l’identification et la gestion des risques, dans la garantie de la légalité des transactions et de l’accès à des territoires encore inexplorés.

Marc Vermylen
Managing partner chez Loyens & Loeff Belgique
Marc Ver­my­len, ma­na­ging part­ner chez Loyens & Loeff Bel­gique © Stu­dio Dann

Nous appliquons depuis dix ans une approche spécifique par secteur, après avoir constaté qu’un nombre croissant de clients souhaitaient occuper une place centrale dans le processus. Nous avons systématiquement adapté et modifié notre modèle opérationnel et notre offre de services – et nous continuons de le faire. Par ailleurs, nous voulons aussi profiter de toutes les opportunités que cette disruption peut nous offrir. Par exemple, les nouvelles applications en matière d’intelligence artificielle nous permettent de traiter rapidement et efficacement de grandes quantités d’informations. Nous avons commencé il y a plusieurs années avec l’automated drafting, qui permet de préparer de façon entièrement automatisée une première version de contrat basée sur les informations données par le client. Il existe également un projet pilote pour automatiser une partie du travail de la due diligence. Alors que les avocats y consacraient des journées entières – aux frais du client – aujourd’hui, façon de parler, tout ” sort de l’ordinateur ” en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Voici un bel exemple de la manière dont la numérisation peut nous aider à travailler différemment et avec une efficacité nettement accrue.”

Investir dans la business intelligence

Cela ressemble à un grand écart: une plus grande spécialisation par secteur combinée à une vision économique élargie afin de déployer une réflexion davantage orientée business? “D’une certaine façon, oui, mais c’est précisément la raison pour laquelle nous investissons depuis des années dans une véritable business intelligence”, répond Marc Vermylen. “Chez nous, le client occupe réellement une place centrale. Nous attendons également de nos avocats qu’ils soient bien sûr compétents sur le plan technique, mais aussi qu’ils manifestent suffisamment d’empathie pour comprendre les besoins de nos clients et trouver de façon proactive des solutions à leurs problèmes. Ils doivent maîtriser les enjeux sectoriels et commerciaux pour poser les bonnes questions et parvenir à la meilleure solution sur le plan juridique.”

Chez Loyens & Loeff, cette approche sectorielle spécifique se traduit très concrètement par le choix d’un certain nombre de secteurs de pointe. “L’énergie en fait partie”, illustre Marc Vermylen. “L’immobilier, le secteur alimentaire et le transfer pricing comptent eux aussi parmi les domaines d’expertise absolument prioritaires. Dans la période de disruption que nous traversons, les avocats peuvent avoir une réelle valeur ajoutée, en tant que trusted advisors, grâce à leur connaissance sectorielle pointue et à leurs compétences sociales. L’époque où l’on consultait un avocat quand les choses tournaient mal est définitivement révolue !”

Nous avons commencé il y a plusieurs années avec l’automated drafting, qui permet de préparer de façon entièrement automatisée une première version de contrat basée sur les informations données par le client. Alors que les avocats y consacraient des journées entières, aujourd’hui, façon de parler, tout “sort de l’ordinateur” en moins de temps qu’il ne faut pour le dire..

Marc Vermylen
Managing partner chez Loyens & Loeff Belgique