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“Pour les entreprises, le RGPD offre une occasion unique de construire un avantage concurrentiel”, souligne Yves Van Couter, associé chez Loyens & Loeff. “Car les données prennent une importance considérable.”

Le monde des entreprises envisage avec appréhension l’arrivée de la nouvelle législation européenne sur le respect de la vie privée, le RGPD. Or, vous estimez qu’elle peut au contraire être positive…

Yves Van Couter : Les entreprises réalisent qu’elles doivent faire des efforts et investissements pour s’assurer du respect des normes RGPD. Pourtant, elles n’ont pas assez réfléchi au fait que ce règlement offre également des opportunités. Lorsque nous en discutons avec des clients, ils commencent à réaliser que cette nouvelle loi n’est pas seulement une contrainte, mais aussi une chance unique de revoir en profondeur la stratégie commerciale de l’entreprise. De quelles données disposons-nous ? Et dans quelle mesure ces “actifs” correspondent-ils à notre stratégie ? L’entreprise réalise alors souvent qu’elle possède des informations et des données qui ne sont absolument pas utiles pour les produits et services qu’elle offre. En outre, ces données non pertinentes peuvent être la cible de hackers, et représentent donc un risque.

Stéphanie De Smedt (avocate chez Loyens & Loeff)

Stéphanie De Smedt (avocate chez Loyens & Loeff) : De nombreuses entreprises ne savent même pas de quelles données elles disposent – clients, prospects, etc. Certains collaborateurs stockent parfois sur leur PC des fichiers insuffisamment protégés. Sans oublier l’achat de listes de mailing et de banques de données auprès de sociétés spécialisées: ces pratiques sont souvent contraires aux règles sur la protection de la vie privée. Les entreprises doivent donc commencer par cartographier les données qu’elles détiennent et utilisent. Cette démarche permet de mettre en place un ‘registre des activités de traitement’ (rendu obligatoire par le RGPD) qui comprend les données de tous les départements de l’entreprise.

Se protéger contre les risques et supprimer les données superflues est une chose. Tirer parti du RGPD en est une autre.

Yves Van Couter : Pourquoi ne pas en profiter pour vous adapter et améliorer le taux de fidélité de vos clients ? Pratiquement toutes les entreprises sont aujourd’hui obligées d’approcher leurs clients dans le cadre du traitement des données. Le taux de réponse est en général très faible. Dès lors, pourquoi ne tenteriez-vous pas de vous profiler, grâce à une approche créative, comme un fournisseur de services incontournable auprès de ce client ? Cela permet à votre entreprise de tirer parti de cette montagne de données sur laquelle elle est actuellement assise.

Yves Van Couter (associé chez Loyens & Loeff)

C’est une excellente occasion de différencier vos produits ou services au moyen d’une communication intelligente et créative auprès de vos clients. Pour y parvenir, la gestion des données est cruciale. Si un client qui a acheté un aspirateur il y a deux semaines reçoit encore de la publicité pour l’achat d’un aspirateur, il est certain que la société ne fera pas bonne impression (rires).

Il est donc capital de structurer adéquatement ses données…

Yves Van Couter : Absolument. Les entreprises qui disposent de données pertinentes et qui les utilisent à bon escient bénéficient d’un avantage concurrentiel certain. Nous voyons émerger de nouveaux acteurs qui surfent sur ces tendances de manière très stratégique.

La collecte de données gagne en importance, mais la législation fiscale n’est-elle pas inadaptée à ces nouvelles tendances ?

Natalie Reypens (associée chez Loyens & Loeff et spécialiste de la fiscalité) : Pratiquement toutes les entreprises peuvent fournir des produits et services à l’étranger sans être physiquement présentes dans ces pays. Une société américaine implantée aux États-Unis peut livrer des produits en Belgique, mais elle traite toutes les données de ses clients belges aux États-Unis. Jusqu’à présent, les bénéfices de ces activités étaient attribués et taxés aux États-Unis. Or, la nouvelle règlementation fiscale européenne souhaite modifier ce principe et taxer les bénéfices dans le pays où la vente de produits ou de services a lieu. L’impact fiscal de cette mesure ne doit pas être sous-estimé.

Natalie Reypens (associée chez Loyens & Loeff et spécialiste de la fiscalité)

La principale question n’est-elle pas de savoir où la vraie valeur ajoutée est réalisée ?

Natalie Reypens : Vous avez raison, mais il n’existe pas encore de véritable consensus à ce sujet. Qu’est-ce qui crée la valeur ? Les données brutes, là où se trouvent vos clients ? Ou le traitement de ces données, par exemple grâce à des algorithmes intelligents, dans le pays où l’entreprise est implantée ? Jusqu’ici, les règles fiscales internationales penchaient en faveur du second scénario. Mais une directive européenne qui devrait entrer en vigueur en 2020 privilégie le premier. L’Europe souhaite donc taxer dans le pays des utilisateurs, et les conséquences de cette approche sont difficiles à anticiper.

Décrouvez les champs d’expertise de Yves Van Couter, Natalie Reypens en Stéphanie De Smedt.